Les enquêteurs sociaux sont confrontés, quasi systématiquement, aux conflits d'autorité parentale. Une des causes, une cause vraiment majeure, l'utilisation des réseaux sociaux par les enfants et les adolescents. Voici quelques conseils de ma part et l'exemple australien. A suivre !
L'utilisation des réseaux sociaux, par enfants et adolescents, voilà qui nourrit nombre de conflits sur l'autorité parentale, en France. En Australie, on navigue vers des principes plus autoritaires. Ira-t-on jusque là en France ? L'Etat français imposera-t-il ce type de règlementation ? Dans les enquêtes sociales bien faites avec d'excellents professionnels, les troubles et les difficultés psychologiques subis par les enfants et les adolescents sont fréquemment mis en lien avec l'utilisation déraisonnée des réseaux sociaux. La nocivité de ces derniers n'est plus à prouver. Toutefois, comment les parents peuvent-ils se faire entendre par leurs enfants, déjà, lorsqu'ils se font la guerre entre eux, se rejetant la responsabilité des addictions de leurs enfants, et en plus, lorsqu'ils sont en conflit pour des raisons plus profondes, mal comprises, avec leur progéniture ? L'utilisation des réseaux sociaux par les enfants et les adolescents, comble un vide sidéral, une solitude, et fait naître un mode de vie entier, qu'il conviendrait de rectifier. Il y a du boulot. Je peux préparer les justiciables confrontés à une enquête sociale à ce défi, tenter de contrôler l'usage des réseaux sociaux, en tout cas, ériger des propositions fiables, concrètes, pour améliorer les choses, que le JAF ne peut qu'approuver. L'objectif est de ramener, adultes, adolescents et enfants, à la vraie vie, en échappant à des addictions insidieuses, qui stérilisent les interactions et un développement normal. Lorsque les parents s'affrontent sur l'usage et le contrôle des réseaux sociaux, beaucoup de progrès peuvent être faits en leur proposant des alternatives, flexibles, adaptables, en réalisant à la fois débriefing et defusing. Le suivi est indispensable. A défaut, le mal continuera de ronger la famille quand bien même elle est dispersée, puisque la racine n'est pas soignée. L'objectif est que le JAF qui a ordonné une enquête sociale, lise un rapport qui a été alimenté par les propositions des parents. Accompagner, conseiller, orienter, les parents, s'avèrent par conséquent, essentiel. Seuls, ils tourneront en rond, ne sauront, pour la plupart, que rappeler des principes, face à un enquêteur social. Ce qu'il faut, c'est un plan d'attaque avec un véritable état-major. L'approximation ne paie jamais.
Voici la traduction de l’article du Guardian daté du 24 novembre 2025, écrit par Josh Taylor.
Des notifications intégrées à l'application seront envoyées cette semaine aux utilisateurs présumés avoir moins de 16 ans, avant l'interdiction des réseaux sociaux prévue le 10 décembre.
Josh Taylor, journaliste spécialisé en technologie
Lun. 24 nov. 2025 00:42 CET
Snapchat s'apprête à avertir certains utilisateurs que leurs comptes seront désactivés lorsque l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en Australie entrera en vigueur le 10 décembre.
Les utilisateurs que la plateforme estime susceptibles d'avoir moins de 16 ans devaient commencer à recevoir cette semaine des notifications concernant l'interdiction, soit dans l'application, soit par e-mail ou SMS.
Snapchat utilisera des signaux comportementaux basés sur l'activité des comptes pour estimer l'âge, en plus des personnes ayant déclaré avoir moins de 16 ans, afin de constituer un ensemble de comptes concernés.
Snap Inc., la société mère de l'application, a déclaré le mois dernier devant une commission d'enquête du Sénat qu'elle estime qu'environ 440 000 utilisateurs en Australie sont âgés de 13 à 15 ans. Si Snapchat signale un utilisateur comme ayant moins de 16 ans, alors que ce n'est pas le cas, il devra procéder à une vérification d'âge pour rester sur la plateforme. Un message « Vérifiez votre âge » s'affichera dans l'application pour lancer la procédure. ConnectID peut vérifier l'âge via un compte bancaire australien, par la vérification d'une pièce d'identité officielle (passeport ou permis de conduire) ou par estimation de l'âge facial. Cette dernière option nécessite la prise d'un selfie qui sera analysé grâce à la technologie fournie par la société de vérification d'âge k-ID.
Les utilisateurs de moins de 16 ans auront la possibilité, avant le 10 décembre, de télécharger leurs données (conversations, souvenirs et vidéos). Leurs comptes seront bloqués à partir du 10 décembre jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 16 ans et choisissent de le réactiver en vérifiant leur âge.
Les comptes bloqués depuis plus de trois ans et non vérifiés seront supprimés.
Snapchat conteste être concerné par l'interdiction – l'entreprise fait valoir que sa vocation première est la messagerie, qui est par ailleurs exemptée – mais elle s'y conformera.
« Snapchat est, et a toujours été, une application de messagerie visuelle, principalement utilisée pour rester en contact avec ses amis et sa famille les plus proches », a déclaré un porte-parole.
« Nous savons que pour les adolescents, entretenir des amitiés est un facteur clé de bonheur et de bien-être, et nous sommes profondément attristés que les jeunes Australiens ne puissent plus communiquer avec leurs proches via Snapchat. »
« Toutefois, même si nous sommes en profond désaccord avec l’évaluation du gouvernement… nous désactiverons les comptes des utilisateurs de moins de 16 ans à compter du 10 décembre. »
Snap est la deuxième plateforme à annoncer comment l'interdiction sera mise en œuvre, après que Facebook et Meta, la société mère d'Instagram, ont commencé à alerter les utilisateurs concernés la semaine dernière.
TikTok et Kick ont déclaré qu'ils se conformeraient à l'interdiction, mais n'ont pas encore précisé les mesures qu'ils prendront pour la mettre en œuvre.
Reddit, Twitch, X et YouTube n'ont pas encore fait connaître leur position concernant l'interdiction, ni indiqué s'ils s'y conformeront."